Medtech : la filière d’avenir

Plusieurs start-ups françaises se sont lancées dans le domaine de la technologie médicale, pour créer et réaliser des matériels sophistiqués, qui accompagnent le service médical et chirurgical. Comment ces start-ups, peuvent elle évoluer sur le marché locale et internationale ?

Les investissements sur ce secteur

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Ces start-ups doivent être accompagnées par des actifs financiers assez importants pour leur permettre d’innover, et de réaliser les équipements qui peuvent révolutionner le domaine médical et chirurgical. On parle de certaines innovations comme l’imagerie médicale, cœur artificiel, les implants dentaire et orthopédiques et les chirurgies sans cicatrice…

Pour assurer la continuité de ces entreprises, l’état doit intervenir pour faciliter la mise en place de ces technologies de pointe. La demande locale pour ce matériel n’est pas prometteuse. Les bailleurs de fonds, hésitent encore à financer l’activité de ces projets ambitieux mais risqués. Antoine Papiernik, un partenaire de Sofinnova, précise que ces start-ups doivent être capable de soulever près de 100 millions d’euros pour pénétrer sur les marchés étrangers.

 Les ventes sur le marché international

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Les start-ups françaises ont trouvé refuge dans le marché international, très porteur. A l’échelle internationale, la technologie médicale est évaluée à 200 milliards d’euros. Ce secteur, offre un taux de croissance, très séduisant pour les medtechs de l’hexagone, qui affiche 6% par an. Denys Sournac, le patron du groupe Medicrea, trouve que « La France reste un terreau de créativité mais n’est pas un marché qui nous permet de vivre », en ajoutant que ses concurrents, ont concentré leurs efforts pour satisfaire la demande croissante des États-Unis.

Les chefs d’entreprises ont orienté leurs efforts de commercialisation vers les marchés Américains et asiatiques. On cite l’exemple, du Groupe Actéon dirigé actuellement par Marie Laure Pochon, qui s’est lancé dans l’exportation de ses produits dans 120 pays.

« Notre marché cible prioritaire c’est les USA, où nous réalisons 30 % du CA actuel et où nous avons deux implantations, à Minneapolis pour l’activité médicale et à Philadelphie pour l’activité dentaire. Nous entendons, très vite, devenir un grand acteur sur ce marché », indique, Marie Laure Pochon l’ancienne directrice du groupe Lundbeck.

Le volet de la recherche et le développement

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L’intensification de la concurrence et l’instabilité de l’environnement économique, poussent les entreprises à travailler sur les différents leviers de différenciation. Cette pratique, commence par l’investissement dans la recherche et le développement, qui représente un axe stratégique qui appuie le travail des entreprises qui œuvrent dans ce secteur. Pour Marie Laure Pochon, qui tient les commandes du groupe Actéon, la R&D est un atout qui assure la croissance de l’entreprise sur le long terme et le développement de sa gamme de produit.

« Nous consacrons environ 6 % de notre CA en recherche et développement. Mérignac pour les ultra-sons et les sites de La Ciotat/Milan, pour la partie imagerie, digitalisation sont des sites capitaux pour notre réussite. Près de 40 personnes en interne, et une trentaine via des sous-traitants, travaillent à notre R&D. Nous nous devons d’apporter toujours plus de modernité, d’innovations à notre gamme de produits. » explique l’ancienne « executive vice president » du groupe pharmaceutique Lundbeck.

Author: Deborah Hill

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